Funérailles d'Hiver

Farce burlesque en sept tableaux

La bêtise est un sujet merveilleux. 

La vieille mère expire… la veille du mariage de Vélvétsia et Popotshenko.
Son fils, Latshek Bobitchek avait assuré : il y aura du monde à ton enterrement.

Mais, noces ou obsèques, Shratzia, la cousine, sa famille et la belle-famille ont choisi : ne pas savoir pour ne pas avoir à annuler ce mariage, le but, le rêve de toute leur vie.
Alors ils décampent, courent, s’envolent, leur fuite est un roadmovie fantastique, surréaliste, hilarant et trash où tout est permis….

Mais l’ange de la mort veille ...

 

Hanokh Levin dresse une galerie de portraits formidables :
Chacun ne pense au bout du compte qu’à sa petite personne, ici entre un mariage et un enterrement. Et aucun d’entre eux ne peut se passer d’aucun autre !
C’est aussi une histoire de famille, cette entité délirante à laquelle personne n’échappe. 
Funérailles d’hiver explore toutes les limites des cadres fixés par la tradition familiale et par la société.
Le langage d’Hanokh Levin est d’une drôlerie infinie, c’est une langue musicale, vive, piquante,

Funérailles d'hiver dénonce l'individualisme, l'égoïsme, le monstre en chacun de nous, mais c'est aussi une métaphore politique : la pièce a été écrite en 1979 et parle aussi de la situation d'Israël. 
Certaines répliques, autour de l'idée de « reconnaissance officielle », ont été empruntées à un discours célèbre de Golda Meir. 
Pour un public israélien, la satire politique est violente, et d'ailleurs Levin, à l'origine, ne souhaitait pas que ses pièces soient jouées à l'étranger.…
Mais elle touchent évidemment à l'universel.

Hanokh LEVIN,

Figure majeure du théâtre israélien contemporain, 

Né en 1943 à Tel-Aviv, mort en 1999, l’Israélien Hanokh Levin a connu autant de succès pour son oeuvre, cinquante-deux pièces, que de critiques pour sa vision sarcastique du monde et des autres.

Son premier cabaret politique, Toi, moi et la prochaine guerre écrit en 1969 en réaction au triomphalisme qui suit la Guerre des Six Jours, déclenche un tollé. En 1972, il crée sa première comédie et impose déjà un théâtre singulier, fait de cruauté, d’humour au vitriol mais aussi de tendresse fondamentale.

Pouvant dès le début des années 80 travailler sur toutes les grandes scènes de son pays, il interroge de nouvelles formes d’écriture et d’images scéniques, puise dans la mythologie, façonne un théâtre épique et invente, à sa manière, une comédie (humaine) contemporaine

L’auteur de Yaacobi et Leidental, de Kroum l’ectoplasme ridiculise les priorités familiales et égoïstes. 

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